Forcer notre destin

2009 restera l'une des pires années pour l'économie agricole : des prix ne permettant pas de faire face à nos charges imposées par l'Europe et la France, alors que le consommateur paie encore plus.
Et pourtant, combien de pièges avons-nous contrés, tant en économie qu'en réglementaire, qui auraient encore alourdi l'addition.
Toujours et encore, nous continuons à nous battre.
Pour affronter 2010, avons-nous d'autres solutions que de poursuivre fermement l'action du 16 octobre, en réclamant des dispositifs efficaces, telles que l'année blanche et la pause environnementale !
Nos fermes n'ont pas besoin de discours extrémistes, déconnectés de la réalité qui est devant nous. Cela n'aboutira qu'à nous faire disparaître les uns après les autres.
Nos fermes ont besoin d'oxygène, au moment où les mauvaises décisions que l'on nous a imposées hier produisent leurs effets.
Elles pourront alors se prendre en main, innover pour répondre aux marchés, alimentaires et non alimentaires, plutôt que de n'être orientées que par le réglementaire et le dogmatique.
Et c'est rêver que de croire qu'individuellement nous pourrons y arriver, en s'entretuant, pour des aides, des hectares, des clients.
Dans un monde devenu fou, la force syndicale, unie dans le respect de la diversité, forcera le destin.