Dossiers / Productions végétales / Herbe / Fourrage : essayez les mélanges complexes
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Les mélanges complexes associent plusieurs graminées et légumineuses. Cette diversité de flore qui devra être adaptée en fonction du type de sol et de l’exploitation offre une meilleure résistance aux aléas climatiques. Le 15 mai étant passé, les derniers retournements terminés, place à la productivité. En la matière, le duo Ray Grass Anglais-Trèfle Blanc est loin d’être l’unique solution. Si la productivité de ce mélange est excellente sous un climat océanique (moins de 20°C bien arrosée), celle-ci patine dès que les conditions météorologiques se durcissent. Pour palier cet inconvénient, les mélanges complexes associant plusieurs graminées et légumineuses présentent un intérêt non négligeable. Ils valorisent des comportements complémentaires entre espèces tels que la rapidité d’installation, la vitesse de la pousse de l’herbe ou la différence de port entre plantes. Cette complémentarité limite également les développements d’adventices indésirables, grâce à une colonisation plus rapide de l’espace. Celle-ci est d’ailleurs primordiale car les possibilités de désherbage chimique sont quasi inexistantes. A ce titre, il faut également souligner l’importance de la dispersion des graines au moment du semis. Produire 8 à 12 TMS, avec moins de 30 u N. La recherche de complémentarité ne se base pas uniquement sur les interactions entre espèces. En effet au sein d’une même espèce, notamment pour les RGA qui constituent généralement la base du mélange prairial, il est intéressant d’associer deux types possédant des caractéristiques différentes. Par exemple un RGA tétraploïde pour son appétence avec un RGA diploïde qui par son tallage plus important supporte mieux le piétinement. L’introduction de légumineuse dans les mélanges réduit les besoins de fertilisation azotée. La fertilisation azotée doit donc être adaptée en fonction du type de sol et de la proportion de légumineuse dans le mélange. Toutefois au printemps, un apport starter composé de 30 à 40 unités d’azote est souvent indispensable. En effet à cette période les légumineuses ne fournissent pas suffisamment d’azote. Cet apport modéré est sans conséquence pour les légumineuses. Elles profiteront pendant les premières semaines de cet apport azote extérieur avant de piéger l’azote atmosphérique. Selon les conditions pédoclimatiques et le niveau de fertilisation, les mélanges complexes produisent entre 8 et 12 TMS/ha. Dans la plupart des cas un apport régulier de lisier ou de fumier couvre grosso modo les exportations. Toutefois le recours à l’analyse foliaire permettra d’adapter au plus juste la fumure de fond. |