Les analyses de reliquats azotés avant culture de maïs ont été effectuées en ce début d’année (de fin janvier à fin mars) et sont présentées par la Chambre d’Agriculture, l’INRA et le LDAR (Laboratoire Départemental d’Analyses et de Recherche).
En règle générale, ces reliquats s’avèrent être plus faibles qu’en 2008 sauf pour les précédents maïs dont le niveau de reliquat est supérieur à celui de l’an passé (environ +10 kg N/ha).
CLIMATOLOGIE DE L’AUTOMNE-HIVER 2008-2009
Le premier élément notable de cette période est le froid précoce et durable de la période automnale et hivernale. En effet, les températures ont été inférieures à la normale en septembre et octobre, et surtout en décembre et janvier.
La pluviométrie a été bien inférieure à la normale, surtout en novembre et décembre. Janvier et février sont proches de la moyenne sur 30 ans, sauf à Blesmes. La deuxième décade de mars est à nouveau déficitaire. Globalement, le déficit hydrique sur la période septembre – 20 mars va de 171 mm à Blesmes à 26 mm à Aulnois-sous-Laon.
LES RELIQUATS D’AZOTE
Les reliquats d’azote sont mesurés sur 90 cm de profondeur. Les résultats sont exprimés en kg d’azote par hectare, par horizon de 30 cm. Le chiffre à reprendre dans votre plan de fumure (ligne 4, « reliquat ») est le nombre indiqué en dernière colonne (total RSH).
Ces reliquats azotés moyens varient de 39 kg N/ha après "céréale pailles laissées en surface" à 59 kg N/ha après "maïs grain".
Les reliquats sont en moyenne plus faibles que ceux de l’an passé. En effet, en raison des températures de l’automne-hiver, plus faibles que la normale, la minéralisation a été peu active. De même, la décomposition des produits organiques a été faible. Pour ces parcelles, on peut supposer que l’azote non minéralisé pendant l’automne-hiver le sera si les conditions du printemps sont favorables. L’effet direct des amendements organiques sera probablement plus important que l’année précédente.
Les valeurs trouvées en cette fin de mois de mars sont sensiblement identiques à celles de la synthèse du début du mois, ce qui suppose qu’il n’y a pas eu de lessivage.
Les reliquats donnés dans le tableau ci-dessous concernent les sols de limons profonds. Pour les maïs cultivés dans d’autres types de sols, reportez-vous néanmoins à ce tableau. Une analyse sur vos parcelles serait toutefois plus précise.
L’EFFET CULTURE INTERMEDIAIRE
Malgré un développement limité, lié aux conditions climatiques de l’automne-hiver, les cultures intermédiaires ont bien joué leur rôle de piège à nitrates, en limitant les quantités d’azote minéral présentes et en maintenant cet azote dans les horizons de surface.
Sophie Cappe
Caroline Le Roux
Tableau 1 : Reliquats azotés en sols de limons profonds sur 0-90 cm en kg d’azote minéral par ha
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Culture 2009
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Précédent 2008
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Nombre de parcelles
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Reliquat azoté sortie hiver
(en kg d’azote par hectare)
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0-30 cm
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30-60 cm
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60-90 cm
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Total RSH
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maïs grain ou maïs fourrage
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céréale pailles enlevées
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20
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18
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20
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18
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55
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céréale pailles enlevées
+ culture intermédiaire
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9
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20
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13
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12
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44
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céréale pailles enlevées
+ fumier
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21
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18
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17
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18
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52
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céréale pailles enlevées
+ fumier + culture intermédiaire
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18
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23
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15
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9
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47
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céréale pailles laissées en surface
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4
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11
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14
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14
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39
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céréale pailles enfouies
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43
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15
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15
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16
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45
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céréale pailles enfouies + culture intermédiaire
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14
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19
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13
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8
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40
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maïs grain
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23
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20
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19
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20
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59
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maïs fourrage
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6
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23
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19
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16
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58
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Attention : rien ne remplace l’analyse ! Compte tenu de la variabilité des résultats, pour tous types et systèmes de cultures, il est fortement conseillé de faire des mesures sur ses parcelles. Et cela vaut également pour les effluents d’élevage produits sur votre exploitation.
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