Usaa Chambre d'Agriculture
Fertilisation azotée
Publications agricoles

Le fractionnement de l'apport améliore la protéine

La recherche de la qualité reste aujourd'hui comme hier d'actualité.

L'objectif reste de trouver le juste équilibre en  productivité et teneur en protéine. Le taux de protéine reste avant tout  dépendant de l'historique cultural, du type de sol, du précédent, de la  variété avant même de parler de la fertilisation azotée. Celle-ci ne  permet que de gagner le petit plus supplémentaire mais qui peut se  révéler indispensable en fonction du débouché choisi.

Le petit plus  en protéine…

Le choix d'un fractionnement en trois apports permet de  gagner environ 0.5 points de protéine pour une même dose d'azote  apportée. Ainsi, on peut considérer que les teneurs en protéines élevées  ne sont pas le privilège des conduites à fertilisation azotée élevée.  Néanmoins ce fractionnement ne permet pas de rattraper des teneurs en  protéines moyennes, dues certaines années à une dilution de l’azote du  fait de rendements importants.

Pourtant, fractionner ne signifie pas apporter la dose bilan préconisée  en deux apports et y ajouter un troisième apport tardif. Au contraire,  fractionner, c’est répartir efficacement la dose bilan préconisée en  trois apports, en tenant compte des périodes de besoin du blé.

Des  indicateurs de nutrition pour s'assurer

Il existe aujourd'hui des  indicateurs de nutrition (Jubil, N'Tester, Farmstar, GPN…) qui  permettent d'assurer la dose d'azote à apporter en troisième apport et  de le faire le plus tardivement possible pour profiter au maximum de  l'effet protéine sans pénaliser le rendement. Les apport vont de 0 à 80  unités pour un stade allant du stade 2 nœuds (l'épi est à 6 à 10 cm de  la base du plateau de tallage) à dernière feuille – début gonflement. Au  delà de ce stade, on assiste toujours à une augmentation de la teneur  en protéine mais aussi à une baisse du rendement.

L'apport le plus classique reste un apport de 40 unités au  stade dernière feuille – début gonflement.                                      

Solide mieux que liquide

Au  stade du troisième apport, les formes solides ou liquides sont  utilisables dans la limite normale d’utilisation de ces produits  (attention aux brûlures avec la forme liquide). La solution azotée  nécessite un certain nombre de jours avant d'être efficace.  L'ammonitrate reste plus rapide d'action et peut ainsi être utilisé au  plus près des besoins. C'est donc sans aucun doute la forme la mieux  adaptée pour troisième apport en particulier en cas d'utilisation  d'outil de nutrition.

Maison de l’agriculture de l’Aisne - 1 rue René Blondelle - 02007 Laon - Picardie - Tél - 03 23 22 50 50