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La facture de l'équarrissage

La facture de l'équarrissage est différente selon que les éleveurs travaillent ou non avec la Belgique

La réforme du Service Public de l’Equarrissage change les  règles de financement de l’équarrissage.

Pour mutualiser les coûts de  l’équarrissage, les éleveurs peuvent adhérer à l’ATM volaille via leur  organisation de production. Mais certaines filières belges ne souhaitent  pas adhérer, ne laissant d’autre choix à leurs éleveurs que celui du  contrat direct avec l’équarrisseur.

Un tarif négocié entre ATM volaille et les équarrisseurs

Depuis le 18 juillet 2009, l’Etat  s’est désengagé du financement de l’équarrissage. Afin de conserver un  service d’équarrissage compétitif et mutualisé, les représentants  professionnels de la production avicole ont décidé de constituer une  association: l’ATM avicole. Son rôle consiste à gérer la collecte de la  contribution des abattoirs et des éleveurs (via leur organisation de  production) ainsi que la négociation et le paiement des factures des  équarrisseurs. Le coût de l’équarrissage est donc réparti entre les  éleveurs (ou/et leur organisation de production) et les abattoirs  adhérents.                                    Ainsi les éleveurs qui  sont membres d’une organisation de production adhérente à ATM volaille  et dont les animaux sont abattus en France payent 0,72 € les 1000  poussins ou 0,39 € les 1000 poussins s’il s’agit de Label Rouge.

La question des éleveurs travaillant avec une organisation de production belge

Dans notre région c’est 80% de la  production de poulets de chair qui est abattue en Belgique. Or les  abattoirs belges n’étant pas soumis à l’ancienne taxe française  d’équarrissage, l’adhésion à ATM constitue pour eux un surcoût.

A ce titre ils ne souhaitent pas contribuer au  système de mutualisation mis en place avec ATM volaille. Dans ce cas  l’organisation de production, avec ses éleveurs, doit payer la  quote-part de l’abattoir qu’elle livre. Certaines se disent prêtes à le  faire, d’autres pas. Dans ce cas l’adhésion à ATM s’élève à 7,20 € les  1000 poussins. Deux possibilités s’offrent à l’éleveur dont  l’organisation de production n’adhère pas à ATM volailles:

  • soit il négocie un tarif avant chaque passage de  l’équarrisseur. Mais ce dernier étant en position de monopole sur un  marché devenu libre, les négociations sont difficiles (compter 215 € /  passage quelque soit le tonnage).
  • soit il passe un contrat (ATEMAX) avec son équarrisseur (compter TTC 77 €  / passage si le tonnage est inférieur à 200 kg ou 382 € / tonne si le  tonnage est supérieur à 200 kg)

Face à  cette différence de traitement entre les éleveurs travaillant ou non  avec les filières belges, l’interprofession Nord-Pas de Calais /  Picardie / Champagne Ardenne cherche des solutions*

* Témoignage de Julien Vagniez, Vice Président du CRAVI Nord-Pas de Calais / Picardie / Champagne Ardenne :

Le CRAVI propose des solutions aux organisations de production belge

Les  éleveurs selon qu’ils travaillent avec une filière belge ou une filière  française ne sont pas soumis aux mêmes tarifs d’adhésion à ATM. Et  quand c’est toute la filière qui refuse d’adhérer à ATM, l’éleveur n’a  pas d’autre choix que de traiter en direct avec l’équarrisseur. Face à  cette distorsion, le CRAVI cherche des solutions. En effet il a invité  les abatteurs belges et les organisations de productions pour trouver  des solutions. Malheureusement les fauteuils des abatteurs belges sont  restés vides! Afin de sortir de l’impasse, le CRAVI propose aux  organisations de productions belges de servir d’intermédiaire pour  négocier une adhésion de leurs éleveurs avec ATM. Si certaines d’entre  elles ont manifesté leur intérêt à cette démarche, ce n’est pas le cas  de toutes. Ainsi j’invite tous les éleveurs travaillant avec une  organisation de production belge à insister vivement pour qu’elle  rejoigne la démarche entreprise par le CRAVI.  

                                                                                                                                                                                       Alice MARTINET - 22/12/2009  
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