Jusqu’à la fin 2008, le contrôle technique de son pulvérisateur relevait de la démarche volontaire. Depuis le 1er janvier 2009, il s’agit d’une obligation.
Les pulvérisateurs sont des machines automotrices ou tractées, incontournables en grandes cultures.
Ils servent à l’épandage des produits de traitements. C’est vraiment l’outil le plus utilisé par les agriculteurs. « Il est donc indispensable qu’il fonctionne correctement. C’est pour cette raison que bon nombre d’exploitants effectuaient déjà un suivi technique des pulvérisateurs. Jusqu’à la fin 2008, il s’agissait d’une démarche volontaire. Depuis janvier, c’est obligatoire », souligne Mathieu Daullé, conseiller à la Chambre d’Agriculture de l’Aisne. Et d’ajouter : « les contrôles sont valables pour une durée de cinq ans ». Les contrôles techniques de pulvérisateurs étaient déjà fortement encouragés au niveau régional depuis fin 1998, par les conseillers des chambres départementales. Cette dynamique avait été lancée dans le cadre de la Charte PhytoMieux.
4.000 machines concernées dans l’Aisne
Le contrôle obligatoire des pulvérisateurs n’est donc pas une révolution dans le département. Mathieu Daullé souligne d’ailleurs que les contrôles effectués en 2007 ou 2008 sont valables pour cinq ans. Il insiste en revanche sur la nécessité d’être aux normes : « certains contrats de production ou certains certificats tels que QualiTerre ou Iso imposent un contrôle technique à jour ».
Avant le 1er janvier, les contrôles étaient exécutés par les concessionnaires. Cette solution pourrait se pérenniser. Ces vérifications techniques portent exclusivement sur le système d’épandage et non sur la mécanique de l’engin. Les buses, les tuyaux, les pompes hydrauliques, la cuve et les joints font partie des points contrôlés. Il s’agit aussi de s’assurer qu’il n’y a pas de fuite et que le taux de pression est identique entre les manomètres en cabine et les sorties sur les rampes.
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