Usaa Chambre d'Agriculture
Cultures intermédiaires

Intercultures, végétaux, technique...

Environnement

Les cultures intermédiaires : choix de l'espece et de la variété.

Les cultures intermédiaires sont aujourd'hui "à toutes les sauces" :  Directive Nitrates, CTE, Contrats ruraux et bientôt taxe azote.

Les textes réglementaires et les mesures d'aide lui reconnaisse une efficacité sur la limitation des fuites de nitrates en font désormais une technique quasiment incontournable.

Encore faut-il pouvoir choisir l'espèce et la variété la mieux adaptée à sa situation !
Les espèces les plus couramment utilisées aujourd'hui sont les moutardes à plus de 80% et le seigle. Pourtant d'autres espèces sont intéressantes dans des cas plus spécifiques. Par ailleurs, sur les espèces dites classiques et en particulier sur la moutarde, le choix de la variété reste déterminant.

Caractéristiques des especes couramment utilisées

Le choix de la culture intermédiaire dépend essentiellement de sa date d'implantation, de la culture suivante et aussi de son aptitude à une implantation et une destruction rapide et simple.

Récapitulatif des caractéristiques des différentes espèces :
Famille Espèce Effet Structure Dose de semis/ha PMG

Coût

(mars 2009)

Date d’implantation
Crucifères Moutarde** ++ 8-10 6-8 g 3 €/kg Août-Septembre
Crucifères Radis ++ 12-15   3-4 €/kg Août
Graminées Seigle* +++ 60-100 45 g 1-2 €/kg Juillet-Août
Graminées Avoine ++ 80-100 50 g Juillet-Août
Hydrophylacées Phacélie ++ 10-15 1,8-2 g 7 €/kg Juillet-Septembre

*seigle classique pour le seigle hybride Jouffray-Drillaud , la dose préconisée est de 25 kg/ha
** préférer des variétés tardives pour éviter une floraison trop rapide en particulier pour les semis d’août

  • La moutarde ou le radis pour des implantations tardives : ces espèces se développent vite et s'implantent facilement. Elles sont donc bien adaptées aux implantations tardives.
  • Le seigle pour des implantations précoces : c'est en effet une espèce qui se développe plus lentement.
  • Ray gras et phacélie des espèces peu utilisées : la moutarde représente plus de 90% des surfaces implantées en cultures intermédiaires sur le département de l'Aisne. Le seigle et le radis près de 9%. Les autres espèces sont donc très peu représentées (moins de 1%). Le ray grass reste en effet difficile à détruire car il présente des repousses importantes qui peuvent gêner la culture suivante.

moutarde2

Récapitulatif des caractéristiques des différentes espèces :
Culture suivante  
Couvert Colza Céréales Maïs Pois, Haricots de conserve Pois, féverole Betterave
Crucifère EXCLU OUI RISQUE RISQUE OUI RISQUE
Crucifère nématicide EXCLU OUI RISQUE RISQUE OUI OUI
Phacélie OUI OUI OUI OUI OUI OUI
Ray grass OUI EXCLU OUI OUI OUI RISQUE
Céréales (repousses) OUI Exclu OUI OUI OUI OUI
Seigle OUI RISQUE OUI OUI OUI OUI

Quelque soit l'espece, Pas d'azote minéral sur culture intermédiaire

Le développement de la culture intermédiaire dépend avant tout de l'humidité résiduelle du sol. Il faut donc intervenir le plus tôt possible après la moisson. La culture pourra alors prélever l'azote disponible au sol : c'est son seul objectif principal. Tout apport minéral destiné à faciliter l'implantation ou son bon développement est donc à proscrire et est reste interdit.

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