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Regroupement d'exploitations

S'associer pour gagner

Exploitations

Regroupement d'exploitations : s'associer pour gagner

UNE APPROCHE GLOBALE POUR REUSSIR SON REGROUPEMENT

Comment s’organiser pour le matériel ? Je ne souhaite plus embaucher, quelles solutions ? Que gagne-t-on ? Comment améliorer mon confort de travail ? Comment faire pour que les quotas se regroupent ?

Autant de questions posées par les agriculteurs aux conseillers. Elles ne doivent pas rester sans réponse. Pour accompagner les agriculteurs dans leur réflexion, des conseillers sont spécialisés sur l’organisation du travail, le conseil en bâtiment et en mécanisation, les résultats technico-économiques de l’élevage, les relations humaines, le juridique.

Il est important que ces différents modules soient mis en musique pour accompagner la réussite du groupement. Il est dorénavant possible de solliciter la Maison de l’Agriculture pour un accompagnement coordonné ou au contraire, un accompagnement spécifique choisi à travers l’un ou l’autre des modules.

Toute entreprise vise à adapter sa stratégie au contexte de l’agriculture dans le but de développer son revenu. Le regroupement d’exploitations est une réponse possible pour compresser les charges, puisqu’il passe par une meilleure valorisation de la main d’œuvre et du matériel.

Dans la majorité des cas, le regroupement d’exploitations s’apparente à un regroupement de moyens pour faire face à différents évènements comme la perte d’un salarié, l’achat de foncier, le coût du renouvellement de matériel qui sont des causes identifiables et mesurables. Pour d’autres, la réflexion sur l’évolution des marchés, l’évolution de la PAC, conduisent directement à une phase d’anticipation dont l’objectif est de maintenir le revenu, voire de créer de la valeur ajoutée. Enfin, en production laitière, si l’amélioration des conditions de travail est le premier objectif, nous retrouvons comme facteurs: l’omniprésence des parents, le travail de l’épouse à l’extérieur, la mise aux normes.

La ressource en main d’œuvre libère le goût d’entreprendre

Force est de constater qu’aujourd’hui, il y a plus de tracteurs que de main d’œuvre. De plus, le nombre de salariés par exploitation diminue, voire n’existe plus dans les fermes de moins de 200 ha. C’est en cas de maladie que l’on voit la fragilité du système. Si le goût d’entreprendre existe bel et bien, on constate qu’avec de telles contraintes, il devient de plus en plus difficile à concrétiser. C’est un frein à la création de la valeur ajoutée ou à la diversification. Comment, par exemple, parvenir à faire du béton pour la mise aux normes de son bâtiment, continuer à traire et faire de l’ensilage tout en concrétisant un nouveau projet d’accueil à la ferme?

Compresser les charges par une meilleure valorisation de la ressource en main d’œuvre et en matériel

A travers le regroupement d’exploitations, l’objectif est de réussir à mettre en place une structure qui permette de satisfaire les objectifs de chacun, qu’ils soient technique, économique, social, humain ou environnemental.
Pour atteindre cet objectif, il semble important de réaliser au préalable une étude économique. Elle porte dans un premier temps sur les coûts de mécanisation de chaque exploitation. Ils seront comparés à un référentiel afin de mesurer le gain économique possible. C’est avec l’étude «Mécagro» que la Chambre d’Agriculture peut faire ce travail. Il est complété par une étude sur l’organisation du travail à partir des jours disponibles, par type de sol, selon la région, et par type de chantier (récolte des betteraves, semis de blé…).
C’est alors que sont abordées les questions techniques avec le conseiller de la Chambre d’Agriculture.

S’associer est avant tout un défi humain

Pour réussir la création d’une société, il ne suffit pas de mettre en commun troupeaux et matériels. L’essentiel est que les associés soient sur la même longueur d’onde pour le système de production, les investissements, la taille de l’exploitation ou le temps libre… et mieux vaut le vérifier avant le regroupement plutôt qu’après. La Chambre d’Agriculture propose à chaque projet une étude qui détermine ce qui unit et ce qui différencie les futurs associés; mais aussi leurs compétences, leurs facteurs d’échec et de réussite. Ce travail aboutit à la rédaction d’un règlement intérieur qui fixe les bases d’organisation de la société et ses règles de fonctionnement (circulation des informations entre chacun, prise de congés, roulement, prise de décision, etc…). C’est un garde-fou qui prévient bien des conflits ultérieurs.

Alice Martinet - Mathieu Daullé

Sept. 2006

Contacts
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