Dossiers / Bâtiments / Plan de modernisation / Intégration paysagère des bâtiments d'élevage
Le conseil général de l'Aisne et le conseil régional de Picardie accordent une aideL’activité agricole a façonné une grande partie des paysages que nous connaissons aujourd’hui. Les constructions agricoles d’aujourd’hui, leur architecture et leur insertion paysagère préparent les paysages de demain. L’action envisagée avec le Conseil Général de l’Aisne, confortée par le Conseil Régional de Picardie vise à améliorer la prise en compte des éléments concourant à la préservation des paysages. Des aides sont accordées aux éleveurs qui réalisent des travaux en vue d’améliorer l’insertion de leur bâtiment d’élevage dans le cadre de leur projet de modernisation.Les travaux subventionnables sont très variables. Ils peuvent concerner des travaux liés à l’implantation, à la forme des terrassements, aux travaux de recollement, à la volumétrie et à la forme du bâtiment, au type de matériaux employés et à la couleur… De même, le traitement des abords, la voirie d’accès et les plantations de haies, arbustes et arbres sont des éléments qui peuvent figurer dans le dossier. Une aide de 40% sur le volet paysager :Les travaux concourant à améliorer l’intégration paysagère du bâtiment peuvent être retenus au titre du PMBE (plan de modernisation des bâtiments d’élevage) dans le cadre d’un sur-plafond limité à 15.000 euros par exploitation. Pour les GAEC, ce plafond est multiplié par le nombre d’exploitations regroupées. L’ensemble des dépenses éligibles peut bénéficier :
Pour être retenus, les travaux doivent répondre à un certain nombre de critères avec une validation par les architectes du conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE). Le projet apprécié suivant 3 échelles de lectureL’échelle du grand paysage :Pour visualiser le projet bâtiment sur le plan de l’insertion paysagère, il faut prendre du recul. Sortir de la ferme pour constater comment elle est vue de loin permet d’évaluer l’impact des constructions sur le paysage. Quelle est la situation du site de construction vis-à-vis du relief ? Il faut par exemple éviter, si possible, une situation sur la ligne de crête. Un bâtiment isolé a intérêt à se situer dans un repli naturel de terrain. De loin, l’aspect lié à la silhouette des constructions et à leur couleur est important. Y a-t-il contraste ou accompagnement vis-à-vis de la composition du paysage ? L’échelle du paysage :En s’approchant, les différents volumes des constructions peuvent être différenciés. Quelle sera la relation entre le nouveau projet et l’existant ? Une volumétrie simple avec faîtage central a des chances de donner le meilleur résultat. L’implantation devra respecter, autant que possible, le profil du terrain existant pour éviter déblais et remblais. Lorsque le terrain doit être terrassé, le talutage devra être réalisé en pente douce pour laisser une empreinte naturelle. A ce stade, la végétation joue un rôle important. Quelle est sa composition, peut- elle être maintenue ou recomposer avec des espèces locales ? L’échelle du site :En vision rapprochée, le choix des matériaux et les détails d’assemblage deviennent prépondérants. La position des portes et autres ouvertures, leurs proportions et répartitions ont un impact important. Les bardages en bois, descendus le plus bas possible sont les plus adaptés pour une bonne intégration du bâtiment. Les liaisons avec les accès stabilisés, les clôtures et la végétalisation des abords sont également déterminantes. Déroulement de la procédure de validationLe déroulement de la procédure conduisant à la validation des projets et à la présentation des travaux éligibles aux aides a été adopté dans ses grandes lignes.
Jean-Pierre DEPIL Conseiller bâtiment à la Chambre d’Agriculture http://www.caue60.com/index_02.asp contact : caue02@tiscali.fr |